Le labyrinthe de St-Michael : historique et explication.

Le labyrinthe « des Jardins » de St-Michael est situé sur le terrain de l'église anglicane de St-Michael, dans l'ancienne ville de Sillery maintenant fusionnée à Québec.

Le labyrinthe a été construit et inauguré au printemps de 2003. Il a pu être réalisé grâce à un don de la Caisse Populaire Desjardins de Sillery à titre de projet communautaire. Le projet avait été proposé à la Caisse par Madame Mia Anderson, recteur de la paroisse. Bien qu'il s'appelle officiellement « Labyrinthe des Jardins », je préfère utiliser le nom de St-Michael pour désigner le dessin de ce labyrinthe en tant que dessin.

La conception et la réalisation du projet ont été le résultat d'une collaboration étroite et agréable entre Mme Anderson et moi-même. J'ai suggéré le dessin général (dérivé du labyrinthe de Chartres, mais, comme je l'ai découvert plus tard, déjà contenu dans celui de Reims). Mia a insisté (malgré ma réticence initiale) pour avoir un raccourci d'entrée. Puisque ceci ne pouvait se faire qu'en dédoublant la cloison centrale, j'ai alors proposé le double système de haies, que nous avons adopté avec enthousiasme. Nous avons ensemble établi la localisation sur le terrain, les dimensions et l'orientation. J'ai fait le tracé sur le terrain. Mia a fait le choix des plantes et dirigé les opérations.

Le labyrinthe est constitué de haies sur gazon et mesure 16 m (52 pi) de diamètre. Il comporte 5 couloirs. Le médaillon central mesure 3 m (10 pi). La longueur du trajet est d'environ 150 m (500 pi).

Quant à sa conception générale, le labyrinthe de St-Michael représente une version simplifiée du labyrinthe médiéval typique. Il est contenu dans le labyrinthe de Reims et peut en être « extrait ». On peut aussi dire qu'il est dérivé du labyrinthe de Chartres, d'une façon qui est expliquée dans mon livre.

Ce modèle, qui vient du labyrinthe de Reims, a été modifié de deux façons :

Le labyrinthe médiéval est formé de deux systèmes de cloisons qui se confondent sur l'axe central, mais qui se séparent entièrement si on dédouble la cloison le long de cet axe. Ici, ces deux systèmes de cloisons sont différenciés par l'utilisation de plantes différentes : l'un des systèmes est formé d'une haie d'arbustes ; l'autre est formé de fines herbes et de fleurs. Cette différenciation des deux systèmes de cloisons accentue les aspects latéralisés du parcours du labyrinthe.

L'autre modification consiste en l'aménagement d'un « raccourci » d'accès direct au centre. Évidemment ce raccourci est facile à exécuter une fois prise la décision de séparer les deux systèmes de cloisons. Ce raccourci est justifié par des raisons pratiques : entretien, tonte du gazon, déneigement en hiver, accès plus facile pour les personnes handicapées ou à l'occasion d'événements. Mais le raccourci se justifie aussi par la symbolique générale du labyrinthe. En effet, le médaillon central peut représenter le lieu de la transcendance, liée à la dimension verticale ; il peut aussi représenter la fin d'une action directionnelle qui ne demande pas à être refaite en sens inverse ou ne doit pas l'être (comme le labourage d'un champ). Le petit labyrinthe dessiné sur papier ou manuscrit permet évidemment la sortie par la verticale, par le simple soulèvement du doigt qui vient de terminer le parcours, mais la sortie directe du grand labyrinthe ne peut se faire qu'en traversant physiquement les cercles, ce qui n'est désirable ni pratiquement ni symboliquement. Le raccourci répond donc à ces deux préoccupations.

Le labyrinthe est inscrit au World Wide Labyrinth Locator (tapez "postal code": G1S).


Extrait du labyrinthe de Reims.
Le labyrinthe de St-Michael.
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