Le rythme du labyrinthe médiévalLa structure rythmique du labyrinthe médiévalJe crois être le premier à avoir découvert (ou à prétendre) que le labyrinthe médiéval est la solution graphique d'un problème rythmique. En effet, au-delà de son intérêt comme motif graphique, le dessin du labyrinthe médiéval avait pour but de construire un trajet bien rythmé. Et ce but rythmique est antérieur et principal par rapport à toute intention symbolique ou représentative de la part du dessinateur, laquelle ne serait alors que secondaire et circonstancielle.Pour une brève description de cette structure rythmique, voir le secret rythmique du labyrinthe médiéval. La perception du rythme du trajet du labyrinthe médiéval est facilitée, lors de son parcours gestuel (même avec le simple mouvement des yeux), par l'émission d'un son d'accompagnement, par exemple un chuintement sans vocalisation, dont la hauteur (résultant de la configuration variable de la bouche) et l'intensité varient avec la tension musculaire du geste évoqué par le parcours du labyrinthe. Ce son est évidemment voisin du son du vent, et éveille probablement des associations ataviques-archétypiques. Trois règles doivent être respectées : l'unité de temps correspond toujours au parcours d'un segment compris dans un quadrant (c'est-à-dire que la vitesse linéaire est variable) ; les segments radiaux sont de durée nulle (mais ils ont une fonction de ponctuation, d'articulation) ; le son doit être continu pendant les segments longs (deux quadrants). La connaissance de la structure rythmique du labyrinthe médiéval enrichit l'utilisation symbolique ou métaphorique de cette figure. Le rythme du labyrinthe médiéval est sa raison d'être. Il explique la structure générale du labyrinthe et l'agencement de ses parties. Cette nouvelle dimension rythmique de la figure du labyrinthe est transférable à toutes les applications de la métaphore. On assimile habituellement un objet ou une situation au labyrinthe à cause de sa complexité. Voilà maintenant que le rythme caché du labyrinthe suggère que les situations, les structures les plus complexes, les plus inextricables, sont construites selon un rythme secret qui, une fois trouvé, en donne la raison et la solution. Presque tout ce qui se trouve sur ce site repose sur cette nouvelle théorie rythmique. Plusieurs des idées proposées ici sont donc nouvelles.
Pour l'exposé complet de cette théorie, que je crois nécessaire à la compréhension du phénomène du labyrinthe médiéval, je renvoie à mon livre : Retour à l'accueil. |